L’objectif n’est pas de payer une expertise de plus par principe, mais de résoudre un désaccord technique suffisamment important.
Chiffrer d’abord l’enjeu
Comparez l’écart entre les propositions aux honoraires attendus. Demandez au professionnel ce qui est inclus : visite, rapport écrit, échange contradictoire et éventuelle réunion complémentaire. Aucune rémunération n’est garantie récupérable sur l’assureur.
Vérifier l’indépendance et la mission
Expliquez précisément les postes contestés et demandez les qualifications pertinentes : bâtiment, mobilier ou cause technique. Faites préciser les documents à fournir, le calendrier et les frais supplémentaires possibles. Un mandat trop général peut coûter sans clarifier le litige.
Ne pas confondre « deuxième avis » et droit automatique au paiement
Depuis le 28 mai 2026, l’article L113-5-1 oblige l’assureur à informer l’assuré du droit de solliciter une contre-expertise à ses frais. Le texte ne crée pas un remboursement universel de l’expert choisi.
Conserver la voie de réclamation
En parallèle du débat technique, demandez la position écrite de l’assureur. Si le désaccord relève d’une clause, d’un refus de garantie ou d’une absence de réponse, la réclamation puis la médiation peuvent être plus adaptées qu’un nouvel avis technique.