Assurance vie 2026 : frais et rendement contextualisésSources : AMF · ACPR · France Assureurs · Service-Public
Performance nette · frais · capital final

Assurance vie : quelle performance après les frais ? Exemple AMF sur 20 ans

La performance brute ne suffit pas pour comparer une assurance vie. Un exemple officiel de l’AMF montre qu’avec 40 100 € placés pendant 20 ans, 5 % de rendement brut et 2 % de frais annuels, le rendement net tombe à 2,90 %.

Mis à jour : octobre 2026 · sources officielles vérifiées

Assurance vie : quelle performance après les frais ?

Périmètre du tableau : exemple public du simulateur AMF, avec 40 100 € investis pendant 20 ans, rendement brut 5 % et frais annuels 2 %.

EXEMPLE OFFICIEL AMF · 20 ANS

5 % brut + 2 % de frais annuels : quel résultat final ?

Reproduction des chiffres affichés par le simulateur AMF pour 40 100 € investis pendant 20 ans.

Frais cumulés35 365,59 €
Repère AMFChiffre publiéCe que cela signifie concrètement
Capital initial
40 100 €versement unique
Base de la simulationAucun versement mensuel ajouté dans l’exemple.
Rendement brut
5 % / anhypothèse AMF
106 397,24 € sans fraisCapital théorique au bout de 20 ans en absence de frais.
Frais annuels
2 % / anhypothèse AMF
2,90 % net / anLe rendement net affiché est réduit de 2,10 points.
Capital final net
71 031,64 €après frais
35 365,59 € de fraisÉcart entre capital sans frais et capital net dans la simulation.
Décision utileLa performance nette est la seule performance qui compte pour votre patrimoine. Comparez toujours les contrats après application des frais réels à une même hypothèse de rendement.
Comparer après frais →

Les 4 étapes pour passer du brut au net

1

Rendement brut

Point de départ avant les frais du placement.

5 % exemple
2

Frais du contrat

Gestion et autres coûts récurrents diminuent la capitalisation.

2 % exemple
3

Frais des supports

À ajouter selon les unités de compte choisies.

UC
4

Capital net

Comparez le montant final réellement conservé.

71 031,64 €

Pourquoi la soustraction 5 % - 2 % ne suffit pas

Les frais sont appliqués pendant que le capital évolue. Leur effet se répercute donc aussi sur les gains futurs qui ne seront jamais générés sur les sommes prélevées.

Dans l’exemple AMF, le rendement brut de 5 % et les frais annuels de 2 % aboutissent à un rendement net affiché de 2,90 %. Le simulateur est plus fiable qu’une règle mentale simplifiée.

La perte de capital final provient aussi de la capitalisation manquée

Les 35 365,59 € de frais cumulés ne sont pas seulement des prélèvements isolés. Ils incluent l’effet des coûts sur la croissance du capital au fil des 20 ans.

Plus l’horizon est long, plus le coût d’un point de frais devient visible. C’est pourquoi la comparaison des frais récurrents doit être faite avant l’ouverture du contrat.

Comment faire votre propre comparaison après frais

Choisissez une hypothèse de rendement brut commune, par exemple 4 %, et appliquez-la aux deux contrats. Ajoutez ensuite les frais de gestion et les frais des supports correspondant à la même allocation.

Testez plusieurs horizons : 8 ans, 12 ans et 20 ans. Un contrat légèrement moins cher peut creuser l’écart au fur et à mesure que la durée augmente.

Comparer la performance nette sur plusieurs horizons

Une différence de frais peut être presque invisible sur 1 an et devenir majeure sur 10 ou 20 ans. Pour comparer deux assurances vie, utilisez donc exactement la même hypothèse de rendement brut et calculez le capital net à plusieurs dates.

Cette méthode permet de distinguer un simple écart de court terme d’un coût réellement structurel. Elle est particulièrement utile lorsque vous hésitez entre un contrat à frais faibles et une offre plus chère proposant davantage de services ou de gestion.

Performance : comparez ce qu’il reste après tous les frais

Un taux brut élevé peut être moins intéressant qu’un taux plus modeste avec des coûts faibles.

→ Comparer les assurances vie

FAQ performance assurance vie après frais

10 réponses développées sur le rendement net, l’exemple AMF et l’effet cumulatif des frais.

C’est le rendement réellement obtenu après déduction des coûts applicables au placement. Un rendement brut de 5 % ne signifie donc pas que vous gagnez 5 % si 2 % de frais annuels sont prélevés. L’effet exact dépend du mode de calcul et de la durée.
L’AMF publie un exemple avec 40 100 € placés pendant 20 ans, un rendement brut de 5 % et 2 % de frais annuels. Le rendement net ressort à 2,90 %. Le capital final après frais atteint 71 031,64 €.
L’AMF indique un capital théorique de 106 397,24 € sans frais au terme des 20 ans. Avec les frais indiqués, le capital final est de 71 031,64 €. L’écart illustre l’effet cumulatif des coûts.
Dans cette simulation AMF, les frais atteignent 35 365,59 € sur 20 ans. Ils réduisent le taux de rendement brut prévu de 2,10 points. Cet exemple ne décrit pas tous les contrats, mais il montre l’importance de la durée.
Parce que les frais et la capitalisation interagissent au fil du temps selon la méthode de calcul utilisée. Dans l’exemple AMF, le taux net ressort à 2,90 % et non exactement 3 %. Il faut donc utiliser un simulateur plutôt qu’une simple soustraction.
Oui. Si 3 % sont prélevés sur un versement de 10 000 €, seuls 9 700 € commencent à produire un rendement. La performance future doit d’abord compenser les 300 € de coût initial.
Oui, ils font partie du coût total de l’investissement. Les frais de l’enveloppe et ceux des fonds peuvent se cumuler. Une différence de 1 % par an peut devenir importante sur 10 ou 20 ans.
Pas forcément. La performance du support peut être présentée après ses propres frais, mais votre contrat peut ajouter des frais de gestion de l’enveloppe. Si votre contrat prélève 0,8 % en plus, le résultat de votre poche peut différer de la performance affichée par le fonds.
Utilisez le même capital, le même horizon et la même hypothèse de rendement brut. Appliquez ensuite les frais propres à chaque contrat. Une simulation sur 8 ans ou 20 ans donne une comparaison beaucoup plus utile qu’un simple tableau tarifaire.
On peut la simuler, pas la garantir. Testez plusieurs taux bruts, par exemple 2 %, 4 % et 6 %, puis appliquez les frais. Cette approche montre la sensibilité du résultat sans transformer une hypothèse en promesse.