Loi Lemoine : aucun questionnaire si part assurée ≤ 200 000 € et fin du prêt avant 60 ansAERAS : grille de référence jusqu’à 420 000 € de part assurée, échéance avant 71 ans
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Assurance emprunteur fumeur ou non-fumeur : impact sur le prix et les conditions

Lorsque le questionnaire de santé est autorisé, le tabagisme peut être pris en compte dans l’évaluation du risque et la tarification. Il n’existe toutefois ni définition légale unique du non-fumeur ni surprime moyenne universelle : chaque contrat doit être comparé sur ses propres règles.

Mis à jour : octobre 2026 · sources officielles vérifiées

Assurance emprunteur fumeur ou non-fumeur : quel impact peut avoir une surprime ?

Périmètre du tableau : simulation sur une base fictive de 6 000 €. Les taux de surprime sont uniquement des scénarios mathématiques et ne représentent aucune moyenne de marché.

TABAGISME · SIMULATION DE SURPRIME

Une surprime de 15 %, 25 %, 50 % ou 75 % change quoi en euros ?

Base fictive de 6 000 € de coût total d’assurance. Les pourcentages sont des hypothèses mathématiques destinées à visualiser l’effet d’une surprime, pas des niveaux moyens du marché.

Base simulée6 000 €
HypothèseSurcoût simuléCe que cela signifie concrètement
Base non-fumeur illustrative
0 €surcoût sur la base de 6 000 €
6 000 € au totalSimulation purement mathématique, pas un tarif de marché.
Surprime illustrative +15 %
900 €surcoût sur la base de 6 000 €
6 900 € au totalSimulation purement mathématique, pas un tarif de marché.
Surprime illustrative +25 %
1 500 €surcoût sur la base de 6 000 €
7 500 € au totalSimulation purement mathématique, pas un tarif de marché.
Surprime illustrative +50 %
3 000 €surcoût sur la base de 6 000 €
9 000 € au totalSimulation purement mathématique, pas un tarif de marché.
Surprime illustrative +75 %
4 500 €surcoût sur la base de 6 000 €
10 500 € au totalSimulation purement mathématique, pas un tarif de marché.
Décision utileDemandez le prix réel sur votre profil et vérifiez la définition contractuelle du statut fumeur. Une surprime ne peut être comparée utilement que sur le même capital, la même quotité et les mêmes garanties.
Comparer les profils →

Les 4 points à contrôler dans la définition fumeur / non-fumeur

1

Période d’abstinence

La durée exigée dépend du contrat : aucune durée légale unique ne s’impose à tous.

Contrat
2

Vapotage

Vérifiez si la cigarette électronique entre dans la définition utilisée.

Définition
3

Substituts nicotiniques

Certains questionnaires peuvent préciser leur traitement.

Questionnaire
4

Révision après arrêt

Demandez si le tarif peut être revu et quelles preuves seraient nécessaires.

Évolution

Le tabagisme n’est pertinent que lorsque la sélection médicale est autorisée

Bercy cite le fait de fumer parmi les informations de santé habituellement présentes dans un questionnaire d’assurance emprunteur. Mais la loi Lemoine interdit toute information de santé lorsque la part assurée ne dépasse pas 200 000 € et que le prêt finit avant 60 ans.

La première question n’est donc pas « suis-je fumeur ? », mais « mon dossier relève-t-il du sans-questionnaire ? ». Si oui, aucune information médicale ne doit être sollicitée dans le cadre légal concerné.

Pourquoi il n’existe pas un « tarif fumeur » unique

Le prix dépend du capital, de la durée, de l’âge, de la quotité, des garanties, de la profession et de la politique de tarification de l’assureur. Le statut fumeur n’est qu’un facteur parmi d’autres.

Un chiffre moyen isolé serait donc trompeur. Pour mesurer l’impact réel, demandez deux devis comparables lorsque votre situation évolue ou comparez plusieurs assureurs avec les mêmes caractéristiques de prêt.

Arrêt du tabac : demander une révision plutôt que supposer une baisse automatique

Après un arrêt durable, certains assureurs peuvent accepter de requalifier le statut, mais les conditions sont contractuelles. La durée d’abstinence, les justificatifs et la prise en compte du vapotage ne sont pas uniformes.

Demandez une réponse écrite indiquant à partir de quand et sous quelles preuves le tarif pourrait être révisé. Si le contrat ne prévoit pas d’évolution intéressante, la substitution peut être comparée grâce à la loi Lemoine.

Fausse déclaration : une économie de prime qui peut coûter très cher

Lorsque la question sur le tabac est légalement posée, une fausse réponse intentionnelle peut modifier l’appréciation du risque et entraîner des conséquences sur le contrat. Il faut donc respecter la définition exacte retenue par l’assureur.

Si vous fumez très rarement, ne choisissez pas vous-même votre statut : lisez la question. Elle peut viser une période, un type de produit ou toute consommation, selon le contrat.

Comparer une surprime en euros plutôt qu’en pourcentage

Une majoration de 25 % paraît abstraite. Sur une base de 6 000 €, elle représente 1 500 € ; sur 12 000 €, elle représenterait 3 000 €.

Le meilleur réflexe consiste donc à ramener chaque proposition au coût total en euros. Ajoutez ensuite le TAEA et vérifiez les mêmes garanties pour éviter qu’un devis apparemment moins cher protège moins.

Fumeur, profession à risque et sport à risque : attention aux effets cumulés

Le tabagisme peut se combiner avec d’autres facteurs de tarification ou d’exclusion lorsque la sélection est permise. Une profession exposée ou une activité sportive particulière peut modifier le dossier indépendamment du tabac.

Demandez un détail écrit de chaque surprime ou exclusion afin de comprendre ce qui explique le prix final. Cela facilite aussi la comparaison entre assureurs et évite d’attribuer tout l’écart au seul statut fumeur.

Fumeur ou non-fumeur : demandez la définition écrite avant de comparer le prix

Le pourcentage de surprime n’a de sens que si le statut déclaré, la durée d’abstinence et les garanties sont définis de la même façon.

→ Comparer les assurances emprunteur

FAQ assurance emprunteur fumeur ou non-fumeur 2026

10 réponses développées sur le tabagisme, le sans-questionnaire, la surprime, l’arrêt du tabac et la comparaison des devis.

Oui lorsque le questionnaire de santé est légalement autorisé. Bercy cite le fait de fumer parmi les informations pouvant être demandées pour évaluer le risque. L’impact tarifaire exact dépend ensuite de l’assureur et du contrat.
Non, il n’existe pas une durée légale universelle valable chez tous les assureurs pour redevenir non-fumeur. Certains contrats fixent leur propre période d’abstinence et peuvent préciser le traitement du vapotage ou des substituts nicotiniques. Il faut donc lire la définition écrite dans le questionnaire ou la notice.
Pas nécessairement de la même façon chez tous les assureurs. Les règles sont contractuelles et doivent être lues dans le questionnaire ou les conditions de souscription. N’inventez pas une équivalence universelle entre cigarette, vape et substituts.
Lorsque la part assurée est ≤ 200 000 € et que le prêt se termine avant 60 ans, aucune information relative à l’état de santé ne doit être demandée dans le champ légal concerné. Le tabagisme ne doit donc pas être utilisé comme détour pour reconstituer une sélection médicale interdite. Les exclusions générales du contrat continuent toutefois de s’appliquer.
Sur une base purement illustrative de 6 000 € de coût total, une hausse de 25 % représente 1 500 € supplémentaires. Le coût simulé passe alors à 7 500 €. Ce calcul ne prétend pas décrire une surprime moyenne du marché.
Vous pouvez interroger l’assureur, mais la possibilité de révision dépend du contrat et de sa définition du non-fumeur. Il peut demander une durée minimale d’abstinence ou des justificatifs prévus par ses règles. Aucune durée unique ne doit être présentée comme une règle légale nationale.
Lorsque le questionnaire est autorisé, il faut répondre exactement à la définition et à la question posées. Si le contrat considère toute consommation de nicotine ou de tabac dans une période donnée, la réponse doit suivre ce critère. Une déclaration volontairement inexacte peut avoir des conséquences importantes sur le contrat.
Il peut surtout influencer l’acceptation, la tarification ou certaines conditions lorsque la sélection médicale est permise. Les garanties décès, PTIA, ITT et invalidité restent définies par la notice. Comparez donc le coût et la couverture, pas uniquement la surprime éventuelle.
Non. Les assureurs n’ont pas tous la même tarification du risque et la délégation permet de comparer plusieurs offres à garanties équivalentes. La loi Lemoine permet aussi de changer de contrat à tout moment pour les crédits concernés.
Utilisez le même capital, la même durée, la même quotité et les mêmes garanties. Comparez ensuite le coût total et le TAEA des devis réels. Les simulations en pourcentage servent à comprendre l’impact d’une surprime, mais elles ne remplacent jamais un tarif personnalisé.