Questionnaire santé assurance emprunteur : les deux seuils qui décident en 2026
Périmètre du tableau : prêts immobiliers entrant dans le champ légal de la loi Lemoine. Les exemples utilisent la quotité et l’âge à l’échéance pour montrer quand le questionnaire peut ou non être demandé.
QUESTIONNAIRE · LOI LEMOINE · 2026200 000 € et 60 ans : comment savoir si le questionnaire peut être demandé ?
Exemples pédagogiques appliquant les deux conditions cumulatives de suppression du questionnaire médical.
Seuil par assuré200 000 €
| Situation | Chiffre clé | Ce que cela signifie concrètement |
300 000 € à 50/50 | 150 000 €part assurée par personne | Condition montant remplieSi le prêt finit aussi avant 60 ans, aucun questionnaire ne peut être demandé. |
400 000 € à 50/50 | 200 000 €part assurée par personne | Au seuil légalLa condition de montant reste remplie exactement au plafond. |
300 000 € à 100/100 | 300 000 €par personne | Seuil dépasséLe questionnaire peut redevenir possible même si le prêt finit avant 60 ans. |
180 000 € assurés, fin à 63 ans | 63 ansâge à l’échéance | Condition d’âge non remplieRester sous 200 000 € ne suffit pas lorsque le crédit se termine après 60 ans. |
80 000 € + 120 000 € assurés | 200 000 €encours cumulé | Le cumul compteLes différents crédits assurés peuvent s’additionner pour le seuil. |
Décision utileCalculez d’abord la part assurée par personne sur tous les crédits concernés, puis vérifiez la date exacte de fin du prêt. Ce sont ces deux données qui décident de l’application de la suppression du questionnaire.
Comparer les contrats →
Les 4 vérifications avant de remplir quoi que ce soit
1
Part assurée
Calculez votre part personnelle, pas seulement le montant nominal du prêt.
≤ 200 000 €2
Encours cumulé
Ajoutez les autres crédits entrant dans le périmètre du seuil.
Cumul3
Âge à l’échéance
Le remboursement doit intervenir avant votre 60e anniversaire.
< 60 ans4
Droit à l’oubli
Ne déclarez pas une pathologie devenue non déclarable dans les conditions prévues.
5 ansEncours cumulé : la subtilité qui fait basculer certains dossiers
La suppression du questionnaire ne se calcule pas uniquement à partir du nouveau crédit. Si vous avez déjà un financement assuré entrant dans le champ du dispositif, sa part assurée peut s’ajouter à celle du nouveau prêt. Ainsi, 80 000 € déjà assurés et 120 000 € sur un nouveau financement atteignent exactement 200 000 €.
Cette lecture évite une erreur fréquente : croire qu’un nouveau prêt inférieur à 200 000 € suffit automatiquement. La quotité et les autres encours doivent être examinés ensemble.
Questionnaire autorisé : ce que l’assureur peut ensuite demander
Lorsque l’une des deux conditions Lemoine n’est pas remplie, l’assureur peut demander des informations de santé et, si nécessaire, des examens complémentaires. Le questionnaire général reste limité : AERAS indique environ 5 à 15 questions selon les assureurs.
Si une réponse fait apparaître un risque particulier, un questionnaire ciblé par pathologie peut être demandé. Le médecin-conseil peut également solliciter des pièces ou examens complémentaires afin d’évaluer le risque assuré.
AERAS : trois niveaux d’examen au lieu d’un refus immédiat
Un dossier présentant un risque aggravé de santé n’est pas automatiquement rejeté après le premier questionnaire. La convention AERAS organise, lorsque les conditions sont réunies, jusqu’à trois niveaux d’examen successifs.
Le niveau 1 correspond au traitement standard ; le niveau 2 approfondit le dossier ; le niveau 3 peut mobiliser un pool de réassureurs pour les cas les plus complexes. La convention facilite l’accès à l’assurance sans garantir systématiquement une offre.
Droit à l’oubli : répondre juste ne veut pas dire tout raconter
Le droit à l’oubli interdit de faire ressurgir certaines anciennes pathologies lorsqu’elles remplissent les conditions du dispositif. Pour le cancer et l’hépatite virale C, le délai est de cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute.
La bonne pratique consiste donc à répondre exactement à la question posée, en tenant compte des délais de non-déclaration. Une réponse exhaustive au-delà de ce qui est légalement demandé n’est pas nécessairement souhaitable.
Confidentialité : le dossier médical ne doit pas circuler comme un dossier bancaire
Les informations de santé sont sensibles. AERAS prévoit un circuit spécifique vers le médecin-conseil, par enveloppe cachetée ou télétransmission sécurisée.
Votre conseiller bancaire peut vous assister uniquement si vous le demandez. Il ne doit pas transformer l’entretien commercial en consultation de votre dossier médical. Cette séparation est particulièrement importante lorsque le questionnaire comporte des antécédents ou traitements personnels.
Contenu pédagogique. Les simulations chiffrées servent à illustrer des seuils, des durées ou des écarts de coût. Elles ne constituent ni un devis ni un tarif moyen du marché et doivent toujours être rapprochées de la fiche personnalisée, de la notice d’assurance et de la situation réelle de l’emprunteur.