Données 2026 sourcées et contextualiséesComparaison à véhicule et garanties identiques
Calcul du malus

Calcul du malus après accident responsable : exemples de CRM

Le CRM (bonus-malus) suit un calcul : accident responsable × 1,25. Responsabilité partielle : CRM × 1,125. Avec un coefficient de 0,80, vous passez respectivement à 1,00 ou 0,90 ; ce n’est pas le prix en euros.

Mise à jour : octobre 2026 · règles et exemples contextualisés

Le calcul exact : multiplier le coefficient existant

Le CRM signifie coefficient de réduction-majoration. Pour un sinistre entièrement responsable, multipliez votre coefficient de départ par 1,25. Pour un sinistre avec responsabilité partielle, multipliez-le par 1,125. Le coefficient est ensuite arrêté à la deuxième décimale par défaut. En l’absence de sinistre responsable durant l’année de référence, la réduction normale est de 5 %.

Le tableau donne plusieurs résultats calculables, afin de ne pas confondre hausse du coefficient et augmentation du prix de l’assurance.

CALCUL PÉDAGOGIQUE · BARÈME A121-1

Même coefficient de départ sur une période annuelle. Partiel = torts partagés ; Total = responsabilité entière. Les nombres sont des coefficients, pas des prix.

Quel CRM après un accident ?
CRM avantSans sinistrePartielTotal
0,600,570,670,75
0,800,760,901,00
1,000,951,121,25
1,201,141,351,50
COEFFICIENTS · PAS DES PRIX
Formules : ancien CRM × 0,95 (année sans sinistre), × 1,125 (responsabilité partielle), × 1,25 (responsabilité totale). Arrondi par défaut à la deuxième décimale. Exception : le premier sinistre après au moins trois années à CRM 0,50 peut ne pas être majoré.
Vérifiez votre nouveau CRM exactUtilisez le relevé d’information puis comparez les devis à coefficient identique.
Obtenir des devis ↗

Exemple avec un bonus de 20 % : 0,80 devient 1,00

Votre CRM est de 0,80. Après un accident totalement responsable relevant du cas général : 0,80 × 1,25 = 1,00. En responsabilité partielle : 0,80 × 1,125 = 0,90. Sans sinistre, une année complète ordinaire conduirait à 0,80 × 0,95 = 0,76.

Ces chiffres ne supposent pas que le coût annuel d’une garantie dommages, de la protection du conducteur ou de l’assistance reste fixe. Pour convertir en euros, il faut connaître la prime de référence déterminée par l’assureur pour la nouvelle échéance.

Sources : Clause réglementaire de calcul. Les garanties individuelles restent fixées par le contrat.

Pourquoi la hausse en euros n’est pas identique au malus

Le CRM multiplie une prime de référence. Celle-ci peut évoluer d’une année à l’autre en fonction du véhicule, du stationnement, des garanties, des tarifs de l’assureur et des circonstances déclarées. +25 % de CRM ne signifie donc pas forcément +25 % du montant total de la facture.

Illustration fictive et simplifiée : si la prime de référence restait strictement à 800 €, un CRM de 0,80 donnerait 640 € sur la partie tarifée selon le CRM ; un CRM à 1,00 donnerait 800 €. Dans la vraie vie, cette prime de référence n’est pas garantie stable.

Deux accidents, partage de responsabilité et plafonds

Le coefficient subit une majoration successive pour chaque sinistre responsable pris en compte au cours de la période annuelle. Pour deux accidents totalement responsables, on applique deux fois le multiplicateur 1,25, en tenant compte des règles d’arrondi de la clause. Si l’un est partiellement responsable, son facteur est 1,125.

Le CRM ne peut descendre sous 0,50 ni dépasser 3,50. Après deux années consécutives sans sinistre pris en compte, il ne peut rester supérieur à 1,00. Certaines utilisations particulières du véhicule sont régies par un taux différent de 20 % par sinistre : notre tableau concerne le régime ordinaire.

Sources : Légifrance : plafond et usages particuliers. Les garanties individuelles restent fixées par le contrat.

Bonus 50 depuis trois ans : exception à calculer avant tout

Si le coefficient est resté égal à 0,50 pendant au moins trois années, la clause prévoit qu’aucune majoration ne s’applique au premier sinistre survenu après cette période. Il ne faut donc pas calculer automatiquement 0,50 × 1,25 = 0,62 dans ce cas : la situation d’exonération doit être examinée d’abord.

Demandez à votre assureur de confirmer l’ancienneté du coefficient 0,50 sur votre relevé d’information et la qualification du sinistre. Le maintien du CRM ne signifie pas nécessairement une stabilité des autres éléments de la cotisation.

Où trouver le coefficient réel et vérifier l’échéance ?

Le relevé d’information comporte le CRM et l’historique des sinistres déclarés. Un calcul isolé fait en ligne ne remplace pas les dates de la période de référence, les sinistres antérieurs ou les conditions particulières de votre dossier.

Demandez le nouveau coefficient retenu à la prochaine échéance, la date de prise en compte et la part de responsabilité. Une fois ces informations reçues, vous pourrez comparer des devis à même CRM sans attribuer à tort la différence de prime uniquement au malus.

Sources : LeLynx : calcul après accident · Code des assurances. Les garanties individuelles restent fixées par le contrat.

Recherchez un devis avec le bon coefficient

Indiquez le CRM figurant sur votre relevé d’information et comparez les mêmes garanties auprès de plusieurs assureurs.

→ Comparer les assurances auto

FAQ : calcul du malus automobile

Des réponses précises pour votre situation et les règles en vigueur en octobre 2026.

Pour un sinistre totalement responsable relevant du régime ordinaire, multipliez le CRM précédent par 1,25 et appliquez l’arrondi réglementaire par défaut à la deuxième décimale. Par exemple 0,80 devient 1,00. Vérifiez au préalable l’exception du bonus 50 maintenu depuis trois ans.
Un accident entièrement responsable donne 0,60 × 1,25 = 0,75. Une responsabilité partielle donne 0,60 × 1,125 = 0,675, arrêté par défaut à 0,67. Il s’agit du coefficient, pas de la cotisation annuelle.
Le CRM de 0,80 devient 1,00 en responsabilité totale et 0,90 en responsabilité partielle. L’effet sera intégré selon les règles de la période de référence et de l’échéance.
Dans le régime ordinaire, 1,00 multiplié par 1,25 donne 1,25. Avec une part de responsabilité seulement partielle, 1,00 multiplié par 1,125 donne 1,125, tronqué à 1,12.
Le coefficient calculé est arrêté à la deuxième décimale et arrondi par défaut selon l’annexe réglementaire. Ainsi un produit à 0,675 est retenu à 0,67, pas à 0,68. Vérifiez toutefois les exceptions du régime et le cas d’usage particulier.
La majoration ordinaire de CRM est divisée par deux : 12,5 % au lieu de 25 %. Le calcul se fait par multiplication par 1,125, pas en ajoutant 0,125 au coefficient. L’indemnisation matérielle est une question distincte.
Non, le CRM est seulement l’un des facteurs de calcul. La prime de référence et les garanties peuvent aussi évoluer. À prime de référence inchangée, l’effet mécanique est compréhensible, mais il ne faut pas le confondre avec le devis réel de la nouvelle échéance.
Chaque sinistre pris en compte entraîne sa propre majoration successive. Deux sinistres entièrement responsables conduisent donc à appliquer 1,25 à deux reprises, en respectant les règles de coefficient, de plafonnement et d’arrondi.
Non. Si le coefficient est resté à 0,50 au moins trois ans, le premier sinistre après cette période ne donne pas lieu à la majoration prévue par la clause. L’historique exact doit être confirmé.
Le CRM est déterminé selon la période réglementaire et répercuté à l’échéance. Il figure au relevé d’information ; ce document permet de comparer honnêtement les devis d’autres assureurs avec le même historique.
Sources : règle CRM · indemnisation · constat amiable. Les garanties individuelles restent fixées par le contrat.